jeudi 19 juin 2014

Colombie vs Côte d'Ivoire


Découverte par Christophe Colomb en 1492 alors qu’elle existait déjà depuis pas mal de temps mais qu’elle n’intéressait personne, la République de Colombie se situe en Amérique du Sud, entre le Panama et la Mer des Caraïbes.

Directement alimenté en cocaïne par l'oreillette
Pays pauvre, la Colombie se trouve à proximité du Brésil afin que ses habitants puissent assister à la Coupe du Monde sans trop se ruiner en billets d’avion. Depuis quelques années toutefois, le pays connaît une croissance économique intéressante. Ses principaux produits d’exportation sont le pétrole, le café, le charbon et l’or, mais bizarrement ce qu’on retient surtout de ce pays, c’est sa production de cocaïne. Les gens sont vraiment mal intentionnés.

L’équipe nationale de Colombie revient de loin. Affiliée à la FIFA depuis 1938, elle en est bannie en 1950 et, jusqu’à présent, n’a jamais dépassé les huitièmes de finale en Coupe du Monde. Il y avait seize ans qu’elle n’avait plus participé à une Coupe : autant dire que les joueurs sont chauds bouillants (comme on dit dans le jargon sportif) pour celle-ci. Heureusement pour les autres équipes, il semble que la "Génération dorée" du football colombien se soit achevée en 2001 avec la victoire de la Copa América. Cependant, en battant l’Uruguay par 4 à 0 lors des sélections pour le Mondial, les Colombiens ont montré qu’il ne fallait pas trop les prendre pour des rigolos quand même. Ce qu'ils ont confirmé en infligeant trois buts à zéro à la Grèce lors du premier match de ce championnat.

La botte secrète de l’équipe de Colombie est le règlement de compte, technique ingénieuse et bon enfant qui consiste à assassiner le joueur ayant commis la maladresse de tirer contre son camp. Les Colombiens seraient-ils de mauvais perdants ?

Raphaël Juldé






Plantée sur la côte ouest de l’Afrique et cernée par le Mali, le Libéria, la Guinée, le Burkina Faso et le Ghana, la Côte d’Ivoire tente d’échapper à ce traquenard en se jetant dans l’océan Atlantique, mais sans y parvenir.

Si tu me donnes des noix de coco
Moi je te donne mes ananas
L’économie du pays est essentiellement basée sur le café et le cacao. Son sport national est la guerre.  En effet, après la mort de son président Félix Houphouët-Boigny en 1993, les conflits s’enchaînent en Côte d’Ivoire. En 1999, le général Robert Guéï accède au pouvoir par un putsch, équivalent politique du tacle en pleine surface de réparation. C’est la porte ouverte aux guerres civiles et aux soulèvements en tout genre, une attitude que Pierre de Coubertin eût certainement désapprouvée.

Les putsches et les conflits internes n’ont pourtant pas empêché la FIF (Fédération ivoirienne de football) de se distinguer au cours d’opérations militaires aussi mémorables que la Coupe d’Afrique des nations de 1992, celle de 2006 et celle de 2012, la première en remportant le trophée, les deux autres en atteignant la finale. Les Eléphants semblent nettement plus à l’aise en Afrique, sans doute une question de climat, puisque si la Côte d’Ivoire a su se qualifier pour la Coupe du Monde de 2006 et celle de 2010, elle n’a jamais pu dépasser la phase des éliminatoires, malgré le talent de son capitaine Didier Drogba. En remportant leur premier match contre le Japon (2-1), ils sont peut-être en train de prendre leur place pour les huitièmes ? La rencontre de ce soir contre la Colombie pourraient nous réserver bien des surprises (comme le disent les journalistes sportifs, qui sont facilement surpris)...

Les meilleurs joueurs de l’équipe ivoirienne sont sans conteste le buteur Drogba et le milieu de terrain Yaya Touré. Ce sont donc leurs mollets que les attaquants adverses devront viser en priorité, avec fair-play bien sûr et sans oublier de jouer le ballon.


Raphaël Juldé

Mater Doloroja




Un Terremoto. Un tremblement de terre. A l’échelle du foot mondial, oui c’en est un. On ne peut pas régner six années sur le jeu et le palmarès sans que la chute, lourde et brutale, n’ait lieu sans fracas. 2008-2014, RIP La Roja. On ne fera pas les malins en brandissant une pancarte « On vous l’avait bien dit », puisque décemment personne n’eut prévu telle déroute. On se souvient bien sûr de précédents (France 2002, Italie 2010), mais jamais aussi saisissants : des champions du monde et doubles champions d’Europe en titre, éliminés seulement 6 jours après le début de la compète, en ayant pris 7 pions dans les dents, c’est une première et aucun bookmaker, même kamikaze, ne se sera risqué à tel pronostic. Tout juste pouvait-on anticiper une tendance : car pas complètement cons, les adversaires de l’Espagne, à force de se farcir des heures et des heures de match de la Roja en vidéo, déclinaisons sans fin d’un même récit dont on connaît la fin, découvrent un jour les mécanismes à l’œuvre, et la faille dans le système.

Tiki Caca

L’avoir prédit, certes non, mais souhaité ? Oui, un peu. Car dépouillée la gueule ouverte avec sa philosophie de jeu - le fameux Tiki Taka - l’Espagne, avait, bien avant cela, égaré moult esthètes et amateurs en route. Voire même écœurés. De ceux pourtant qui, sans frontières sans œillères, guère sensibles aux joutes du chauvinisme, préfèrent s’avancer neutres au moment des hymnes, et voir un match plaisant plutôt que bomber le torse lors de la Marseillaise. Le plaisir du jogo bonito avant les drapeaux. Problème : voir jouer l’Espagne était devenu chiant. Pire, prévisible.

On a bien sûr goûté au départ à ce jeu de possession arachnéen, qui tisse patiemment sa toile et prive sa cible d’air et de ballon. Oui on pouvait s’extasier devant cet art de la passe à 10 aussi savamment orchestré, facile en apparence, mais d’une redoutable complexité dans les combinaisons de mouvements, de redoublements de passes, d’appels et d’incessants démarquages pour créer des brèches entre les lignes ennemies. On les voyait s’avancer mètre par mètre, par cercles concentriques de plus en plus proches, fondant jusqu’aux filets pour finalement mettre un énième but du genou à 50 cm des cages.

L’Espagne n’avait même plus besoin d’avant-centre de métier, tout le monde pouvait marquer, on sacrifiait le n°9 sur l’autel du Tiki Taka et du surnombre dans la surface. Brillant, évidemment, mais, petit à petit, inexorablement chiant. Peu importe l’adversaire, on voyait sans cesse le même match qui étirait le temps, la tactique ne variait plus d’un iota ; on était jamais loin de plaquer un système invariable sur tous les terrains du monde, sans quasiment se soucier des forces en présence et de leurs singularités.



« Spainful » game

Une telle croyance dans sa doctrine de jeu impose autant le respect qu’elle agace le spectateur avide aussi de vitesse pure, de courses folles, de contre éclairs, d’élans en solo, d’inspirations géniales, de frappes de loin et de retournés acrobatiques, quitte à subir quelques déchets techniques. Mais l’Espagne ne savait souffrir de la moindre fausse note dans sa partition, de la moindre passe manquée, puisqu’elle avait décidé, péché d’hubris, d’annihiler l’imprévisible et les fulgurances d’en face en kidnappant le ballon jusqu’à franchir la ligne de but, la balle collée à la semelle. En voulant faire le jeu, elle en venait à le refuser, du moins celui adverse. Oui parfois, voir jouer l’Espagne, c’était presque assister à la négation du jeu ; au sens où celui-ci, et le sport en général, doivent pour capter l’émotion – et comme toute bonne fiction - être sources d’imprévisible, d’événements perturbateurs, de deus ex machina.

Puisque cela fonctionnait au tableau d’affichage, qui pouvait leur en vouloir, du moins chez leurs supporters ? Mais chez les autres ? D’avantage que le plaisir contagieux des victimes à voir un bourreau s’éteindre, une sujétion décliner après une ère d’hégémonie, voilà qui explique sans doute la jubilation démesurée, quasi-internationale, à contempler le spectacle d’une l’Espagne à terre, suffoquant sous les assauts de missiles chiliens et de hollandais volants : il était devenu difficile d’accepter la victoire systématique d’une machine qui ronronne sans spasmes ni génie, ou dont le génie consiste à l’origine à ne pas suinter l’effort et faire oublier, dans l’ivresse de la valse, les heures de labeur et d’enchaînements tactiques qui président à la fluidité. Tout simplement, il était devenu difficile d’assister à la victoire systématique d’une équipe qu’on n’avait plus plaisir à voir jouer. Et un match sans plaisir, sans frisson, à l’issue inéluctable, c’est comme une baise mécanique et sans les endorphines : quelque chose d’un peu pénible et surtout inutile. Morte avec ses idées, la Roja est peut-être morte la tête haute, mais surtout la queue basse.

  YLB

La feuille morte

« L’alcool aide à dire des conneries. Sinon qu’est ce que tu crois ? On s’tairait. »Jean Carmet, Brèves de comptoir.

Selon Wikipedia, la feuille morte est, au football, un coup franc trompant le gardien de but et tiré avec grande habileté, le ballon donnant l'impression de flotter dans l'air. Le footballeur brésilien Didi, champion du monde 1958 en Suède, est considéré comme l’inventeur de cette technique.


Dédé la rascasse, aurait, après avoir vibré à l’écoute de la finale sur le vieux poste à galène du bar des Sports de La Chapelle Rainsouin, inventé en son honneur un cocktail du même nom. Embrasé d’une émotion et d’une fougue encore inconnues, la ferveur au bout des doigts et la fièvre aux pieds, il surprit la patronne des lieux dans sa surface de préparation. Il empoigna de la gauche, sirops de menthe et de grenadine ; de la droite, la rassurante bouteille de Pernod qui trônait toujours fière, telle le trophée Rimet, au bout du comptoir.

D’une dextérité redoutable, Dédé aligna 1 centilitre de menthe et de grenadine dans un verre à vin fraîchement reposé sur le zinc par un quidam surpris, rude défenseur du rouge limé. Tout le monde fut pris de court. Lui l’homme ventripotent et disgracieux, voulait montrer à tous, tel Garrincha l’ange aux jambes tordues, qu’il pouvait enflammer la froideur de ces terres nordiques. Il berça le tout de 3 centilitres de spiritueux anisé et conclut sa geste par une cascade d’eau glacée, levant son verre à la révélation étourdissante que les auriverdes venaient de faire éclater sur ce sport de gentlemen joué par des voyous ! 

A la vôtre !

Kôhl

Premiers ballons, premier bilan

Droit au but !

Voilà une semaine que la Coupe du Monde bat son vide. Le temps est venu pour nous de nous asseoir à la fraîche, de prendre du recul et de considérer d’un œil aiguisé, pour ainsi dire d’un regard d’expert, tout ce que nous avons vu, tout ce que nous avons ressenti. Les moments d’émotion, les joies, les pleurs…

Ça risque d’être un peu pénible, je vous préviens tout de suite.

Déjà, ce que nous pouvons dire, c’est qu’en 2014, pour regarder le Mondial, il n’est plus nécessaire d’avoir la télé. Il est tout à fait possible de se contenter d’une bonne connexion Internet et de profiter des retransmissions sur le live de TF1, ou celui de BeIN Sports si vous avez fait l’effort de payer un abonnement. Dans le cas contraire, il existe tout un tas de liens pour profiter des matchs en streaming. On n’arrête pas le progrès.

En fait, dans la pratique, c’est le progrès qui s’arrête tout seul, à peu près toutes les trente secondes, sur une image fixe. Et pendant ce temps-là, les joueurs marquent des buts comme des morts de faim, et vous êtes resté sur la même image fixe d’un supporter à peintures et perruque de guerre en train de hurler. Et vous hurlez avec lui, mais vous c’est plutôt pour insulter ce streaming de merde qui n’arrête pas de planter. Ça découragerait le plus fervent des supporters, et comme je ne suis pas le plus fervent des supporters, vous imaginez ma détresse…

Mais je suis consciencieux. Les obstacles ne me font pas peur. Je suis persévérant. Je ne me laisse pas intimider (et je pourrais continuer comme ça un moment avec plein d’autres phrases signifiant toutes la même chose, mais vous ne seriez pas plus convaincus, alors j’arrête). Au début, en tout cas, j’ai fait des efforts. Brésil-Croatie. Mexique-Cameroun. Espagne-Pays-Bas. Angleterre-Italie. France-Honduras : j’ai tout regardé. J’étais, comme on dit, au taquet. Après, bon, j’avoue que j’ai un peu perdu patience. Et puis j’ai dû faire une indigestion de pelouse verte. Je crois que si par malheur j’avais eu un jardin, je l’aurais coulé sous le béton.

Bon, mais assez avec mes petits problèmes. Vous voulez du concret, de l’analyse pointue, avec de la dérision, un ton « décalé », esprit Canal historique – du FIFA PAPA, quoi !

Eh bien, figurez-vous qu’il m’est arrivé deux ou trois fois de ne pas m’ennuyer. Je vous assure : j’étais devant mon écran d’ordinateur, comme ça, et je suivais l’évolution des joueurs sur le terrain, et soudain, je me surprenais moi-même : « Mais… Ça fait bien deux minutes que je ne me suis pas emmerdé, moi ! Il va falloir que je me surveille : je suis à deux doigts de prendre un abonnement au Stade lavallois pour la saison prochaine, là ! »

Déjà, j’ai apprécié que le premier but de cette Coupe du Monde soit celui d’un joueur brésilien… contre son camp. Ça m’a donné l’impression, l’espace d’une seconde, que moi aussi, j’aurais pu être un grand joueur. Le Brésil, jusqu’à présent, montre une belle désinvolture, une sorte de détachement qui lui vient peut-être de la bossa nova, allez savoir… Il faudrait que je demande à DJ Zukry, c’est lui le spécialiste de la bossa. En tout cas, on sent que les joueurs brésiliens se sont dit : « On joue à domicile, on est le pays du foutchebaole, inutile de nous fatiguer : la Coupe du Monde, c’est dans la poche ! Une formalité. » Et comme il semble que les arbitres aussi sont dans leur poche, ils n’ont peut-être pas tort. Du coup, on est quand même bien contents de voir la Croatie et le Mexique leur donner une petite leçon de foot.

Ah ! Vous avez vu, j’ai pas peur de dénoncer, hein !
Batave en lévitation

Comme beaucoup de monde, je crois, c’est le match opposant les Pays-Bas à l’Espagne qui, jusqu’à présent, m’a le plus amusé. C’est là, justement, que je me suis surpris à ressentir un peu d’admiration. Je n’étais même pas loin de comprendre qu’on puisse rester assis devant un match pendant quatre-vingt-dix minutes pour voir de telles prouesses physiques, des Bataves se jouant des lois de la gravité pour planter des buts aussi parfaits – oui, des Hollandais volants. Et puis c’est toujours un peu rigolo de voir les vainqueurs de la fois d’avant se prendre une dérouillée magistrale. Une fessée cul nu devant tout le monde eût sans doute été moins humiliante…

Et puis il y a eu la France, qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Ça a donné quoi, au fait, cette histoire de ballon accepté, refusé, accepté grâce à la technologie, refusé à cause du ralenti, accepté ?… Il faudrait que j’ouvre un journal récent à la page des sports pour me renseigner, parce que si ça continue, on va me prendre pour un amateur… En tout cas, c’est un véritable petit bijou, cette Goal Line Technology – qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ne sert pas à mesurer les érections matinales. On nous a fait toute une démonstration magnifique sur cet outil extraordinaire… mais on en est toujours à se poser la même question : « Y’a but ou y’a pas but ? » Il paraît d’ailleurs que cet outil existe déjà depuis belle lurette au tennis – sauf que là, ça marche. Peut-être qu’en faisant des dessins avec la bombe de chantilly utilisée pour les coups francs, on obtiendrait plus de résultats ?

Voilà à peu près tout ce que je peux dire sur cette première semaine footballistique. Après le match France-Honduras, je l’avoue, j’ai un peu décroché. J’ai été très occupé cette semaine, vous savez ce que c’est, le travail, tout ça… Mais je vous promets que je vais me ressaisir. Comme disait je sais plus qui : « On lâche rien ! » Je vous tiens au courant.

Un technologue au service du but parfait



Raphaël Juldé – commentateur avisé

mercredi 18 juin 2014

Cameroun vs Croatie


Terre de naissance de Dieudonné, Yannick Noah et Richard Bohringer (ah ah ! je suis con...), le Cameroun se situe en Afrique centrale et occidentale. 

Le 31 octobre 1972, par décret présidentiel, l'équipe nationale du Cameroun a pris la dénomination officielle de "Lions Indomptables". Faire partie du staff de l'équipe technique de l'équipe de football du Cameroun est donc considéré comme un graal ultime. Cependant, le ministre des sports et de l'éducation physique, Adoum Garoua, a tapé du poing sur la table basse : "Messieurs, les lignes budgétaires sont restreintes alors organisez-vous... Tout le monde n'ira pas au Brésil !" ; ce que le sélectionneur allemand des Lions a approuvé (lui, il s'en fout, son billet est déjà payé par le gouvernement).

Je danse le Milla
Les jeunes trentenaires se souviendront avec émotion du parcours des Lions lors de la Coupe du monde 1990, avec la chic danse de Roger Milla (38 ans) au poteau de corner, l’exploit face à l'Argentine (les Lavallois vibraient d'autant plus que cette victoire fut arrachée par un but de François Oman Biyik) et leur défaite, forcément injuste, en quart-de-finale, face à l'Angleterre. 

Supporter le Cameroun, c'est chic : ça fait de Gauche. Supporter le Cameroun, c'est courageux : les Lions sont en effet en difficulté en ce début de tournoi.

Dj Zukry







Lequel est Serbe ?
Le croate n'est pas le cri que pousse le corbeau dans la nuit car le corbeau croasse tandis que le serbo-croate. Je vous conseille chaudement de ne jamais confondre un Croate et un Serbe. Les distinguer est malaisé. Le plus simple est d'attendre que votre interlocuteur décline intégralement son identité avant de commencer à balancer des vannes. Je vends une méthode à ce sujet qui vous permet en moins de 2 minutes de savoir à qui vous avez affaire (merci de vous adresser à notre secrétariat qui fera suivre). En effet, pas de maladresse les amis : le Croate, comme le Serbe, est costaud.

De nombreuses scènes de la série "Game of Thrones" ont été tournées en Croatie. D'aucuns vous diront qu'il y a de beaux paysages là-bas et que les plages sont vraiment super cool, d'autant que les Croates sont des filles faciles. 

Aller en vacances en Croatie est le comble du chic.

La Croatie est un pays d'Europe du Sud qui, sur la carte, ressemble à un croissant. Nous en reparlerons plus tard mais, contrairement au cliché en cours, la France ne ressemble pas à une baguette (et encore moins à un saucisson).

Niko Kovac, le sélectionneur croate, après la défaite contre le Brésil (3-1) était particulièrement remonté contre le corps arbitral nippon : « Si c’est comme ça qu’on commence la Coupe du Monde, nous ferions mieux de leur donner et de rentrer à la maison. Nous parlons de respect. Ce n’est pas du respect, la Croatie n’en a pas eu. Si ça c’est un penalty, nous n’avons plus besoin de jouer au football. Jouons au basket à la place. C’est une honte ! ».

Je vous le dis tout de suite, camarades Camerounais : il est plus prudent de respecter le Croate si vous souhaitez conserver vos deux jambes.

Dj Zukry

Anti-jeu #1 : Russie/Corée du Sud

Je l’avoue sans honte aucune : je donne souvent mon avis sur des livres que je n’ai pas lus ou des films que je n’ai pas vus. J’ai même dit pis que pendre du dernier album de Jean-Louis Aubert sans l’avoir même écouté. Il me semble donc assez pertinent que je commente un match que je n’ai pas vu.

Commençons par ce Russie-République de Corée. 



La sélection russe, emmenée par maître Capello, le roi de la grammaire et du mot rare, arrive sur le terrain avec trois chars d’assaut, histoire d’intimider l’adversaire du jour. Les spectateurs brésiliens crient de joie : le dernier blindé aperçu à Cuiaba transportait des transsexuels à l’occasion du défilé en mai dernier. Difficile, après ça, d’accuser les Russes d’homophobie. Question hommage, le slave sait y faire…
La Corée du Sud, qui n’a toujours pas compris comment elle a pu finir demi-finaliste au mondial 2002, trouve la mise en scène charmante. Elle a l’habitude, elle a un voisin en face de chez elle qui aime bien les épreuves de force.
D’entrée de jeu, les Russes prennent possession du ballon… et le gardent. Pas très généreux les mecs… On vous apprend quoi dans l’église orthodoxe ? Les Coréens, collés les uns aux autres en défense comme des nouilles chinoises trop cuites, se tiennent chaud en attendant le début des hostilités : le Coréen est très attentiste, dans l’ensemble. 

Nos camarades communistes réunifiés se mettent à 5, à sec, pour assurer le pressing. Heureusement, dans un mouvement d’orgueil, Son Heung-Min envoie une mine n’importe où, genre Henri Leconte dans les bons jours… Le match s’écoule comme une bière tiède. 
A la 38ème minute, Son (celui de tout à l’heure) reçoit un ballon en cuir de la part de Ki, son vieux pote Ki. Merci Ki, qu’il lui dit, à Son. Mais bon, comme il a pas trop l’habitude de recevoir de telles perles, il sait pas trop quoi faire et envoie valdinguer la saucisse dans les tribunes. 
Panique dans le stade, on cherche le ballon. Un gosse le trouve enfin. Le môme se demande combien il pourra le revendre sur e-Bay. Un groupe de Camerounais, complètement paumé, récupère le ballon et le dépose sur le terrain sans demander de rançon ni menacer de grève : des seigneurs ! On est soulagés. L’arbitre siffle la mi-temps. La moitié du stade court se réfugier dans la favela la plus proche. Tout parait idyllique à côté de ce match pourri. Plutôt crever assassiné dans un coupe-gorge. 

Retour des vestiaires. Faizulin tente un tir à cent mètres. Fabio Capello ferme les yeux. Ceci dit, le portier coréen, également physionomiste dans une discothèque, repousse le ballon au-dessus de la barre transversale. A la 50ème minute, l’arbitre, qui s’est lui aussi à moitié endormi, voit une grenade passée au ras de son sifflet : c’est Ki (ou Koo) qui, d’un bon vieux pointard à l’ancienne, a balancé cette balle puante à 20 bornes des cages du gardien Akinfeev. Au touché-coulé, assurément, c’est coulé.
Le jeu s’équilibre. Les 22 joueurs abandonnent leur raquette de badminton et se mettent à pratiquer ce sport qu’on appelle le football. Lee tente un truc bizarre mais le gardien russe, à peine remis de sa cuitasse de la veille, laisse entrer le cuir dans la cage. Ouf, 1-0 au bout de 68 minutes. 
Les chics Coréens, pas trop couillons, gèrent le but d’avance. Capello en a plein le dos de voir Kerzhakov se tripoter la nouille dans son jogging et décide de le faire entrer. Bonne idée, l’attaquant du Zenit fait son Olympia devant nous. BIM ! 72ème minute et voilà le match nul ! Le gardien coréen met tout le reste du match à récupérer le ballon emmêlé dans le filet. C’est le bordel. Les huiles de la FIFA préfèrent interrompre le match. Tout le monde rentre à l’hôtel en dansant le "gangnam style". Une purge, cette rencontre... 
Dj Zukry

Espagne vs Chili


Casillas n'a rien compris : le portier de la Roja, visage trempé, perdu au milieu d'un no-man's land verdâtre, cherche encore sa dignité au fond des cages. Quel débâcle vendredi dernier ! Quelle déculottée face aux Pays-Bas ! Del Bosque, le sélectionneur espagnol, après une mauvaise nuit, a déclaré que ses joueurs sont mâtures et non trop âgés...

L'objet roulant du délit
La justice espagnole est inflexible : c'est du moins l'opinion de Jean-Paul, un paisible paysan du plateau ardéchois. En effet, il est accusé d'avoir volé de l'essence dans une station-service, à la fin de l'année 2012, précisément dans la ville d'Irún. La police locale a identifié le numéro de la plaque d'immatriculation du véhicule de Jean-Paul : un tracteur. L'agriculteur aurait donc parcouru des centaines de kilomètres et des heures de route avec son engin pour chourraver du carburant. Depuis, il remue ciel et terre afin que cette histoire, qui le ronge, trouve une issue favorable.

Analyse pertinente du jeune Diego à propos de cette Coupe du monde : "SI L ESPAGNE GAGNE ENCORE LA VIE DE OIM QUE JE FAIS LE TOUR DE LA MOITIÉ DE MON QUARTIER EN CALEÇON ON ME FILM JE MET SUR MON FB". 

La sélection espagnole, pour ce Mondial 2014, présente l'effectif de joueurs aux plus fortes valeurs de marché parmi les sélections en lice. L'addition du corps des joueurs est de 486,9 millions d'euros. "Vamos, Iker !".



Dj Zukry




Dans un pays hispanophone, comme le Mexique, si vous jouez en rouge, il est fort probable que l'on nomme votre équipe "La Roja". Mais, dis-moi, Dj Zukry, il y aurait donc deux "Roja" ce soir, me demandez-vous... Oui, en effet, mais faîtes comme moi : je regarde ce match sur un téléviseur noir et blanc.

Pendant quelques décennies, pour avoir une chance d’être élu Président du Chili, il était conseillé de porter l’uniforme militaire et d’avoir une paire de couilles en plus du fusil. Le Chili consacre d’ailleurs environ 4% de son PIB à l’équipement de l’armée (et pas uniquement en tenue et autres accessoires).

Un petit air de ressemblance, tout de même
C’est avec surprise (et non sans une pointe de fierté) que nous apprîmes, en mars 2014, que la fille illégitime de Pierre Bachelet, Michelle, ancienne médecin pédiatre, était à nouveau à la tête de ce pays de 16 millions d’habitants. Souhaitons-lui bonne chance et n’oublions jamais la devise du Chili : « Par la raison ou par la force » ; ce qui peut foutre un peu les jetons.

Le Club Deportivo Palestino a été fondé en 1920. La communauté palestinienne, fortement installée au Chili, souhaitait trouver un lieu pour se réunir et taper la baballe. Ainsi, un groupe de familles palestiniennes achetèrent un terrain dans la ville d’Osorno, au sud du Chili. De ce simple rectangle d’herbes est née une équipe qui a remporté deux championnats (1955 et 1978).
Ivan Zamorano, au Real Madrid, a inscrit 101 buts en 173 matchs. A la retraite depuis 2003, notre héros chilien (surnommé l’hélicoptère) s’emmerde quelque peu : il a construit une tour de 31 mètres en Lego et vient d’achever un puzzle de près de 10 000 pièces. 
Dj Zukry

Australie vs Pays-Bas



Ah, sacrés farceurs que vous êtes, vous voudriez dribbler un kangourou sur une planche de surf ! Et bien, c’est toujours possible, à condition de me faire parvenir une certaine somme d’argent via Paypal. C’est aussi ça l’Australie : un pays où la vie est plus chère. (J'en profite pour remercier les généreux donateurs qui ont réagi lors de la première présentation de cette équipe).

Fixer cette image 15 secondes provoque le sommeil
Le cricket est un sport très pratiqué en Australie. Cette activité, principalement estivale, est l’une des plus emmerdantes à regarder ; ce qui est également le cas du golf (très prisé par la bourgeoisie australienne). Le rugby, bien entendu, permet à l’équipe « Wallabies » de briller sur quelques terrains internationaux car l’Australien moyen est une brute (blonde et sacrément sexy).

Les Australiens aiment dîner vers 17H30, ce qui leur laisse la soirée pour ne rien faire au soleil. Le midi, ils déjeunent sur le pouce ou, plus confortablement, sur l’ensemble de leurs doigts. Dès fois, ils ne déjeunent pas du tout puisque, de toute façon, ils pensent déjà au repas du soir (penser à un repas à venir est déjà presque comme manger). Ils boivent du thé à n’importe quelle heure, contrairement aux Anglais qui me paraissent, à ce sujet, beaucoup plus disciplinés.

Les "Soccerroos" ont regardé le match Pays-Bas/Espagne, mercredi dernier. Certains ont commencé à transpirer sous les aisselles. Seul l'ailier australien, probablement éméché, à déclarer : "Si nous jouons aussi bien que ce que nous avons fait pendant ces 70 minutes, nous aurons certainement l'occasion de gagner". Or, comme le répète à satiété Laurent Blanc, "un match ça se joue au moins pendant 90 minutes". 
Dj Zukry





Pilier agressif de la sélection néerlandaise, Arjen Robben crache en moyenne 20 litres de salive par match. 

Les Pays-Bas, aussi appelé injustement Hollande, tolèrent la vente de cannabis, ce qui en fait une destination assez appréciée d’une partie des jeunes chevelus occidentaux. 
En 1667, 4 tonneaux de bière valaient 32 florins : et après ça vous allez me dire que vous êtes opposés à la sortie des Pays-Bas de la zone € ?
Bien sur, nos amis bataves sont d’excellents footballeurs. Pour preuve, l'humiliation qu'ils ont fait subir à nos amis espagnols lors du précédent match. N'oublions pas, qu'en 1974, en hommage à Stanley Kubrick, l’équipe était surnommée « Orange mécanique » ; mélange de football précis et de violence retenue. Mouvement, permutation permanente des joueurs, rapidité offensive, tous à l’attaque, pressing haut. Les « Oranje » perdent en finale contre l’Allemagne et c’en est fini du beau jeu. Dorénavant, on s’emmerdera pendant presque tous les matchs.
L'orange pressé
Hendrik Johan Cruijff, dit Le Maigre, dit le Hollandais Volant, dit Till l’Espiègle, dit le Prince d’Amsterdam, dit Le Sauveur, était absent lors de la Coupe du monde 1978 (en Argentine). Le motif : « J'ai eu un fusil pointé sur ma tête, j'ai été ligoté, ma femme a aussi été ligotée, et mes enfants étaient présents dans mon appartement de Barcelone. Il y a des moments où d'autres valeurs priment dans la vie ». Mouais, un peu chochotte le Johan.


Dj Zukry

Carton de rouge #1

Depuis le 28 février dernier, l’équipe FIFA PAPA est quotidiennement à l’affût sur son compte Twitter. Suivant à distance les affres du ballon rond, nous sommes souvent tombés bien bas.
Aussi, chaque mercredi, à 16H00, au moment du goûter, les insupportables et méchants enfants que nous sommes restés vous proposent les pires moments de FIFA PAPA : nos vannes les plus honteuses, nos photos les plus contestables, nos détournements les plus scabreux…
Au programme de ce florilège du mauvais goût (mars-avril-mai 2014) : 



  • Les matchs préparatoires à la coupe du monde,
  • Les Bleus,
  • Le Brésil : ses stades, sa population,
  • Les handicapés,
  • Le racisme ordinaire,
  • Les hommes politiques,
  • Le cinéma,
  • L'ignoble mascotte du Mondial,
  • Les stars, 
  • La sexualité
  • Les rumeurs...