mardi 1 juillet 2014

Argentine vs Suisse : les hymnes

Afterfives revisite les hymnes, en français (s'il vous plaît), des équipes en compétition, dans une forme de folk patriotique.

Main sur le coeur, regard vers l'horizon : écoutez donc nos hymnes à la noix. 




Argentine vs Suisse


D'un point de vue orthographique, ces deux nations ne présentent pour ainsi dire aucune similitude. Mais ceci n'est pas la clé de voûte stratégique du match qui va suivre. Car des similitudes, il y en a. Elles sont ailleurs tout simplement. Simplement, il faut savoir observer. Et ça, à Fifa Papa, l'observation, c'est notre truc. On est là, on guette. On déniche, dans le moindre trou dans la chaussette d'un joueur, des signes annonçant une défaite. Ou une victoire.

Il y a quelques temps de cela, des Allemands, excédés de la mauvaise ambiance générale qui régnait alors en Europe, décidèrent d'aller perfectionner leur Tango en Argentine, tandis que les banquiers suisses se chargeaient de garder leur petit pécule au chaud. Voilà l'Histoire. 

Y'a main, Ducon !

Et puis, ce sont bien les équipes des deux Big Boss du ballon rond, Messi et Blatter, qui se sont données rendez-vous aujourd'hui. A 18h00, heures françaises. Le Suisse est précis sur l'horaire. Un retard le rend fou. Et Messi est un peu olé olé côté ponctualité. Faudrait qu'il se méfie quand même pour le jour de la finale. 

Voici donc une rencontre entre une équipe qui semble avoir oublié son football (mais si !) et une autre dont les performances sont oubliées sitôt que le coup de sifflet final a retenti.

Nous regarderons donc uniquement ce match pour la confrontation « Mehmedi-Messi ». Simple politesse.

Nerf Salissantor & Dj Zukry

lundi 30 juin 2014

Allemagne vs Algérie : les hymnes

Afterfives revisite les hymnes, en français (s'il vous plaît), des équipes en compétition, dans une forme de folk patriotique.

Main sur le coeur, regard vers l'horizon : écoutez donc nos hymnes à la noix. 




Allemagne vs Algérie


France vs Nigéria : les hymnes

Afterfives revisite les hymnes, en français (s'il vous plaît), des équipes en compétition, dans une forme de folk patriotique.

Main sur le coeur, regard vers l'horizon : écoutez donc nos hymnes à la noix. 





Sur le banc de touche : France/Nigéria



Avant chaque match de l'Equipe de France,
Fifa Papa dresse le portrait binaire
de deux joueurs dont les fesses seront probablement collées
au banc de touche pendant 90 minutes.
Ceci dit, nous n'empêcherons jamais Didier Deschamps de les faire entrer,
s'il le souhaite vraiment...



22. SCHNEIDERLIN (Milieu de terrain)

Il aime

• Jouer à FIFA 2014 avec ses enfants (« En général, je leur mets une grosse branlée »),
• Se voir en photo dans L’Equipe (« C’est surtout à ma mère que ça fait plaisir »),
• Faire plaisir à sa mère (« Par exemple en lui montrant une photo de moi dans L’Equipe »)
• Manger des nouilles chinoises devant un bon match («  En plus, j’aime bien quand c’est pas moi qui court »),
• L’ambiance dans les vestiaires après une victoire (« J’ai l’impression d’avoir une vraie famille »).

Il déteste

• L’ambiance dans les repas de famille le lendemain d’une victoire (« J’ai encore l’impression de sentir le vestiaire »),
• Les gens qui oublient le c en écrivant son nom (« C’est pas compliqué, putain : Schneiderlin, ça s’écrit comme Schtroumpf ! »),
• Signer des autographes sur un ballon (« C’est pas pratique, c’est rond »),
• S’entraîner juste après les repas (« Ça ballonne »).




5. SAKHO (Défenseur)

Il aime : 

  • Brûler des morceaux de caoutchouc,
  • Faire grincer ses pneus,
  • Aligner des mots qui n’ont aucun sens (comme « finalement remporte clé trivial municipalité »),
  • La poésie surréaliste,
  • Les beaux livres,
  • Prendre ses yeux en photo (« pour vérifier si la couleur change en vieillissant »),
  • Le langage des signes.


Il déteste : 

  • Les faux muets,
  • Les journaux intimes (« parce que j’en ai rien à foutre de la vie des gens »),
  • Ecouter du jazz au casque,
  • Fredonner la Marseillaise (« c’est une chanson à gueuler »),
  • Les passes pourries,
  • Les tirs aux buts,
  • Les tire-au-flanc,
  • Les flancs nature.

France vs Nigéria




Alors ça y est, nous voilà en huitièmes de finale. Pour la 3ème fois seulement en 25 ans : eh oui, pas de participations en 90 et 94, et de minables éliminations au premier tour en 2002 et 2010. Pas de quoi fanfaronner ? Certes, mais lors des deux précédents, c’était un péage direct vers l’autoroute de la finale. Et les deux fois d’avant (82 et 86), un ticket gagnant pour tracer jusqu’au dernier carré. Mais ça, seuls les vieux de plus de 38 ans, comme DJ Zukry, s’en souviennent. Pour ma part, à l’instar de beaucoup de jeunes nés dans les années 80 (génération Y-LB), je n’ai eu droit qu’au récit gorgé d’émotion de mon papa, qui un soir de juillet 82 aurait sans doute bien défoncé les dents de cet infâme portier des Boches, vilain teuton tout dur.


Le Nigéria a dépeché sur place ses meilleurs marabouts.
 Le sort redouté par les Bleus? Karim Benzema tranformé en
poulet Samir Nasri.
Mais n’anticipons pas trop sur un gouleyant France-Allemagne en quarts et une éventuelle revanche qui a mariné 32 ans dans les futs du chauvinisme punitif. Pour ça, nos Bleus doivent vaincre le champion d’Afrique en titre, rien que ça. Et si possible sans s’infliger 30 minutes de prolongations sous 40 degrés et une séance de tirs aux buts qui pourrait avoir raison de mon cœur néo-trentenaire (oui votre serviteur fête ses 30 ans aujourd’hui, autant vous dire que toute défaite est inenvisageable, sous peine de reboucher fissa les bouteilles de Vouvray et de renvoyer tout le monde chez Bobonne.)

Que dire sur le Nigéria ? Ben c’est quand même pas la fête au pays. Entre les errements nauséabonds de Boko Haram qui diabolise le foot (« une perversion occidentale ») et ses supporters, le conflit autour des primes des joueurs nigérians et le début du Ramadan qui devrait pousser au supplice quelques organismes, les Super Eagles auront besoin de déployer grand leurs ailes pour faire de l’ombre au coq gaulois. Le roi des rapaces VS le prince des gallinacés : eh dîtes, chouette duel de piafs ! Alors, finirons nous dindons de la farce dans un déchirant chant du cygne, ou saoul comme une grive, gai comme un pinson, fier comme un paon ? Fuyez donc oiseaux de mauvaise augure, et allez les Bleus !!

YLB


(l’auteur de ces lignes n’assumant pas complètement sa métaphore filée volatile et son piteux calembour en gras, décide de s’infliger un châtiment à la hauteur du méfait : 48h sans tweets et sans bières, une première dans l’Histoire de ce Mondial).


dimanche 29 juin 2014

Costa Rica vs Grèce : les hymnes

Afterfives revisite les hymnes, en français (s'il vous plaît), des équipes en compétition, dans une forme de folk patriotique.

Main sur le coeur, regard vers l'horizon : écoutez donc nos hymnes à la noix. 





Costa Rica vs Grèce




Dans une Coupe du Monde, vous avez d’un côté les grandes équipes, bagarreuses, techniques, les équipes qui gagnent… et de l’autre, les équipes qui sortent des poules à la surprise générale. Qui aurait parié que la Grèce et le Costa Rica parviendraient à se qualifier pour les huitièmes de finale ? « Sur le papier », comme disent les commentateurs sportifs, ces équipes-là manquaient vraiment de sex appeal. Rien que le groupe C, celui des Grecs, n’était pas particulièrement bandant, maintenant on peut bien le dire. Je soupçonne DJ Zukry de me l’avoir attribué parce qu’il connaît mon goût pour les losers en général…

Le gardien grec est bien décidé à ne rien laisser passer ce soir


La Grèce, c’est quand même une équipe qui a réussi à se qualifier malgré un match nul (et pour ainsi dire, non avenu) contre le Japon, et un autre perdu contre la Colombie, par trois à zéro ! Excusez-moi, mais j’ai pas l’impression qu’ils partent vainqueurs, les mecs ! Et je viens de m’apercevoir en regardant la composition de l’équipe (oui, jusqu’à présent, je ne m’y étais pas intéressé), qu’un de leurs attaquants s’appelle Salpingite ! Si vous voulez être pris au sérieux, les cocos, va falloir y mettre un peu du vôtre aussi.



Les Ticos, c’est autre chose. Le Costa Rica a quand même battu l’Uruguay et l’Italie, et a réussi à tenir tête à une Angleterre au bord de l’effondrement psychologique. Voilà un adversaire de taille ! Un adversaire qui risque de flanquer la frousse aux Hellènes, malgré leurs héros, leurs demi-dieux et leurs colosses… Ce soir, sur l’Arena Pernambuco, on pourra le dire : « C’est là que les Athéniens s’atteignirent. » Pas sûr qu’ils en ressortent entiers. À moins d’unir leurs mollets, de retrouver une cohésion parfaite et, parvenus en huitièmes de finale, de sentir naître en eux des forces nouvelles, de quoi surprendre tout le monde ! Tout n’est pas perdu tant que rien n’est gagné.


Les Ticos se montreront-ils à la hauteur de leurs supporters ?


Raphaël Juldé


Pays-Bas vs Mexique : les hymnes

Afterfives revisite les hymnes, en français (s'il vous plaît), des équipes en compétition, dans une forme de folk patriotique internationaliste.

Main sur le coeur, regard flou vers l'horizon perdu : écoutez donc nos hymnes à la noix. 





Pays-Bas vs Mexique



Ron Vlaar avec son ami barbu
Vous savez comme nous sommes, à Fifa Papa. Il nous suffit d’entendre un commentateur prononcer, le plus sérieusement du monde, dans un professionnalisme déroutant, « une bien belle tête de Vlaar », pour que nous pouffions comme des collégiennes face à un prof qui a une tâche d'encre sur les fesses (c'est vrai que c'est drôle, quand on y pense). Ce défenseur batave, capitaine des Oranje, me plaît beaucoup et dieu sait que je n’affectionne pas particulièrement l’autorité musclée mais il se dégage de ce gaillard une force qui impose le respect. Quant à Sneijder, le number ten néerlandais, il parcourt en moyenne 11 kilomètres par match ; je sais, j’ai compté. Pour me rendre au boulot à pinces, la distance aller-retour est de 3,4 kilomètres. Je le sais, j’ai regardé sur Mappy. Et est-ce que je frime ? Est-ce que je me considère comme un marathonien ? Non, Monsieur Sneijder, je reste modeste. Profil bas. Prenez-en de la graine !

Vous ne pourrez jamais lancer une « ola » à cinq personnes. Il faut être douze, au minimum. Des études scientifiques le prouvent. Démarrer une « ola » dans une église est possible également. Je conseille d'ailleurs de faire l'essai lors d'un mariage (vous pouvez tenter dans une cérémonie type sépulture mais je ne garantis pas l'enthousiasme). C’est en 1986, lors du Mundial, que j’ai vu ma première « ola ». J’avais dix ans. Certains experts considèrent d’ailleurs que tout a commencé, vraiment, ici, au Mexique. Bien sûr, cet évènement extra-sportif n’a pas bouleversé ma vie mais, comprenez-vous, savoir que j’ai assisté à cela sans m’en rendre compte me fout un peu les jetons, rétrospectivement. 

Bon, vous me connaissez, je vais pas vous la faire à l'envers : ce match Pays-Bas/Mexique est bel et bien l'affiche du jour. Mon ami et grantécrivain lavallois Juldé, dans 3 heures, vous présentera laborieusement Costa Rica/Grèce. Il n'est même pas payé pour ça, alors il vous vendra la marchandise à coup d'adjectifs, de superlatifs, de verbes transitifs : poudre aux yeux pour match laxatif. Avec un peu de chance, il est en mesure de terminer son texte de présentation par un "Que le meilleur pagne" ! Comment lui en vouloir ? 

Dj Zukry